page principale

P1060448-500cahier préparatoire

Le rapport au livre, chez Bérénice Constans, procède de la même nécessité intérieure que son rapport à la peinture et que, dans la vie, sa quête spirituelle. L’écriture, dans sa graphie comme dans son inspiration, se lie aux couleurs et aux formes pour accéder à une lumière qui n’est autre que celle qu’elle porte en elle et qui assure son fondement, en sorte que le livre, tout au long de sa création, prend la valeur d’une révélation : celle du voile levé du sens par la beauté même. Achevé, abouti au terme d’une démarche où l’esthétique est devenue entière vérité, le livre se tient sous le regard et sous la main comme la concrétisation d’un moment contemplatif, non pas arrêté à la façon d’un objet curieux, mais ouvert au-dedans, en abyme sur lui-même, incitatif de méditation ou de rêverie. Qui possède la chance de pouvoir l’ouvrir et le lire connaît la joie, le calme revenu de l’âme mêlée à la délicatesse des nuances, à la sensualité des matières et à l’accueil de la connaissance.

Claude Louis-Combet

Les commentaires sont fermés.